Étude sur la loutre dans l’Hérault

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ÉTUDE SUR LA LOUTRE DANS L’HÉRAULT

Fiber Nature mène actuellement une étude sur la continuité des corridors écologiques associés à la trame turquoise (spécifique à la faune semi-aquatique) au sein du département de l’Hérault. Cette étude trouve sa place dans le cadre d’un appel à projets proposé par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse : “eau et biodiversité”.

L’objectif de ce projet est d’évaluer la fonctionnalité des corridors écologiques sur un territoire donné en recensant la présence de la Loutre d’Europe. En effet, cette dernière est considérée comme une espèce cible par l’agence de l’eau RMC puisqu’elle fait l’objet d’un plan national d’action et qu’elle est définie comme “espèce parapluie”.

Par ailleurs, cette étude vise à évaluer la probabilité que la loutre entre en collision avec le trafic routier (principale cause de mortalité pour l’espèce) lorsqu’elle franchit les ouvrages d’arts (pont, barrages, etc) présents sur les cours d’eau. Ces derniers créent une rupture dans les continuités écologiques et limitent la dispersion des espèces.

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Une autre méthode permet de déterminer la capacité de dispersion de l’espèce : l’analyse génétique. Une précédente étude menée sur le bassin versant de l’Hérault a permis d’obtenir des informations sur le patrimoine génétique des individus occupant ce territoire. En effectuant des prélèvements sur les épreintes de loutres (terme employé pour désigner les excréments) sur le bassin versant de l’Orb et du Libron, nous cherchons des liens génétiques entre les deux populations des deux bassins versants.

Cette étude est menée par deux étudiants, Yohan Simon et Louis Barbu, en BTS Gestion et protection de la nature à l’EGPN de Montpellier, actuellement en stage au sein de Fiber Nature.

Ils parcourent depuis près d’un mois les principaux cours d’eau du bassin versant Orb-Libron à la recherche d’indices de présence de loutre afin d’établir la répartition de la population sur le territoire. Ils effectuent des prélèvements pour obtenir d’une part, des informations génétiques sur les individus présents sur ce territoire et d’autre part des informations sur la qualité de l’eau au travers d’analyses écotoxicologiques. C’est également eux qui évaluent la dangerosité des ouvrages d’arts pouvant créer une rupture dans la dispersion de l’espèce et augmenter les risques de collision.

Aux termes de cette étude, Fiber Nature préconisera des aménagements appelés “passages à faune” visant à améliorer la dispersion de la loutre et d’autres mammifères semi-aquatiques.

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