Les sorties Terrain - Témoignage d'une étudiante de l'EGPN

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LES SORTIES TERRAIN - TÉMOIGNAGE D'UNE ÉTUDIANTE DE L'EGPN

Le cursus de Bachelor en Gestion et Valorisation naturaliste de l’EGPN est un diplôme complet, qui se veut également être une formation pratique. C’est dans cette optique, que les étudiants réalisent, chaque semaine, des sorties « terrain ». L’objectif de ce module est de « Contribuer à la production de diagnostics et expertises naturalistes contextualisés ».

Les étudiants apprennent donc à se confronter aux réalités du terrain et commencent également à construire leur réseau professionnel.

Découvrez le témoignage de Léa C., étudiante en bachelor à l’EGPN de Lyon. Elle nous parle aujourd’hui de son expérience des sorties terrain.

 

Pour toi, quelle est la fonction d’une sortie Terrain ?

Léa : «  Pour moi, c’est un moment dans la semaine où on peut prendre le temps de mettre en application tout ce qu’on a vu en cours d’écologie, on peut découvrir pleins de milieux différents avec toutes les espèces qui s’y trouvent. Donc, chaque semaine c’est un thème nouveau et en parallèle, ça nous permet de rencontrer des professionnels ainsi que leurs métiers, on peut leur poser pleins de questions et on commence à se construire notre réseau professionnel.

La sortie terrain permet de mettre en application ce que l’on apprend en cours d’écologie. On fait vraiment des liens entre la partie théorique et l’application pratique ».

Il existe deux types de sorties, peux-tu nous expliquer la différence ?

Léa : « En effet, on parle de sortie « naturaliste » et de sortie « chantier ».

 Alors, pour la sortie naturaliste, elle est souvent ciblée sur un thème, comme des sorties « botaniques » (reconnaissances des plantes, des arbres) ou des sorties ornithologiques (observation des oiseaux, découvertes des chants de certains), c’est également des sorties durant lesquelles on va apprendre les techniques d’inventaires avec l’utilisation de matériel spécifique. Cela nous permet vraiment de découvrir de nouveaux environnements et le fonctionnement de certaines espèces dans leurs milieux. Ces sorties sont tournées vers la réflexion, où l’on va mettre en avant les problématiques, les objectifs qui en découlent et les actions que l’on pourrait mettre en place pour apporter des solutions.

Pour les sorties « chantier », on est plus dans l’action. En général, la structure qui nous accueille a un besoin et nous allons participer au chantier avec eux, comme par exemple le curage de mares, la pose de filets pour les amphibiens…

Cela va vraiment dépendre des sorties, mais elles s’entremêlent régulièrement, on peut participer à un chantier le matin et faire de l’ornithologie l’après-midi (donc une partie plus naturaliste).  Quand on fait un plan de gestion, il y a d’ailleurs souvent une partie naturaliste avant (le contexte, les relations) et après il faut mettre en place des actions pour améliorer le milieu ».

 

Peux-tu nous expliquer en quoi consiste une journée « type » en sortie terrain ?

Léa : « Si je devais présenter une journée, je dirais que c’est très cool ! Le matin, on se rejoint tous à un point de rendez-vous pour se rendre sur le lieu de la sortie. Quand on arrive sur place, on rencontre souvent un intervenant qui va nous faire un topo sur le site (ou notre intervenant), s’il y a déjà une gestion en place, les parties prenantes, toutes les caractéristiques importantes pour bien comprendre le contexte.

Ensuite, on part visiter le site, on nous montre les projets en cours, les espèces qu’on peut observer dans le milieu. Par la suite, on mange souvent tous ensemble et l’après-midi, on va donc réfléchir sur des problématiques, les actions à mettre en place. Et faire un gros debriefing en fin d’après-midi.

Si c’est un chantier, c’est un peu différent puisque, comme on l’a dit, on va être un peu plus dans l’action dés le matin ».

 

Peux-tu nous parler de l’ambiance ?

Léa : « L’ambiance est vraiment très agréable. C’est une journée un peu à part dans notre semaine de cours, qui nous permet aussi de tous nous retrouver (nous sommes souvent mélangés entre premières et deuxièmes années pour les sorties). A l’école, on se croise dans les couloirs, mais "ce n’est pas la même". En sorties, on est tous ensemble, on travaille en équipe et ça renforce aussi la cohésion du groupe ».

 

Cette année, si tu devais choisir ta sortie terrain « préférée » laquelle choisirais-tu et pourquoi ?

Léa : « Sans hésitation, la sortie du suivi du loup dans les Ecouges. C’était une super sortie !

On était accompagné par un professionnel qui était ultra-passionné et ultra –passionnant, il nous a vraiment intégré à sa journée type de travail. Il nous a appris pleins de choses, par exemple comment reconnaître les empreintes d’animaux sauvages dans la neige, comment suivre des traces. On a pu voir les marques du passage d’un loup. Il nous a aussi expliqué comment il pistait cet animal. Il a raconté pleins d’anecdotes qui lui étaient arrivées pendant ses journées.

Ensuite, nous avons fait de la récupération de piège photo (c’est un appareil qui, au passage d’un animal, va capturer une photo ou une vidéo), on nous a expliqué le fonctionnement, nous en avons posé de nouveaux.

Enfin, nous avons participé à l’analyse d’image pour voir ce qui avait été « capturé » par les appareils, et on a pu voir le loup ! C’était vraiment génial ! »

 

Selon toi, quelles sont les compétences que tu as le plus développées en sortie terrain cette année ?

Léa : « Il y en a pleins mais si je devais choisir, je dirais : la reconnaissance d’espèces, que ce soit tout ce qui est végétal avec les sorties « botaniques » ou animal notamment avec les sorties sur l’ornithologie et les amphibiens. Ensuite, la compétence d’analyse des milieux, c’est-à-dire comprendre où on se trouve et connaître toutes les caractéristiques, pour savoir à quoi s’attendre et les problématiques actuelles ou futures.

Je dirais aussi qu’on a beaucoup travaillé sur la mise en place de protocole pour savoir quelle méthode choisir selon l’objectif d’étude, ça m’a d’ailleurs bien aidé en stage !

Et puis, on a aussi mis en pratique la rédaction de rapports, qui sera essentielle dans le monde professionnel pour rendre compte de nos observations et de nos analyses ».

 

Merci à Léa pour son avis !