L'urgence écologique face à l'indifférence collective
À l’ère des réseaux sociaux, les informations de tous types circulent à la vitesse de la lumière, notamment des informations sur l’urgence écologique. Ainsi une problématique de taille se pose : tout le monde est au courant de l’état critique de la planète, mais pourquoi personne ne prend action ?
Les défis de la communication environnementale
La communication environnementale pose trois principaux problèmes : la peur et le catastrophisme, la fatigue informationnelle et l’éco anxiété.
En effet, nous sommes bombardées d’informations toutes plus catastrophiques que d’autres. Réchauffement climatiques, tensions politiques… Il est difficile de garder une énergie positive et du recul en ce qui concerne les luttes écologiques. À cette fatigue militante viennent s’ajouter une fatigue informationnelle : trop d’informations tue l’information, et ce surtout si l’information provoque autant d’anxiété et d’impuissance, surtout lorsque les réseaux sociaux sont bombardés de discours alarmistes.
Il y a également un fossé entre la connaissance et l’action concrète : les enjeux et l’urgence écologique paraissent trop loin de nous, trop globaux pour qu’on se sente véritablement concernés. À cette problématique de distance vient s’ajouter des biais psychologiques qui viennent freiner l’engagement, notamment du déni, ou un sentiment de distance avec les enjeux et problématiques environnementales.
Comment communiquer efficacement ?
Malgré que les différentes problématiques environnementales soient explicitement connues, il reste la problématique d’une communication efficace pour sensibiliser à ces problématiques. Pour se faire, plusieurs moyens existent
Il faut premièrement rendre les enjeux concrets et locaux, pour parer au sentiment de distance par rapport aux problématiques environnementales. En effet, et à juste titre, on se sent moins concerné par la fonte des glaces en Antarctique que la diminution des biodiversités locales. Ensuite, pour ne pas tomber dans la narrative fataliste, il faut miser sur des émotions positives et l’espoir : même si l’état actuel de la planète est déplorable, il n’est pas trop tard, mais il faut agir au plus vite.
En ce qui concerne la communication au sens propre du terme, il est important d’adapter son message à sa cible, et de segmenter son audience. Le ton qu’on prend pour sensibiliser des enfants ne sera pas le même qu’on utilisera pour sensibiliser des adultes ou des personnalités ou organismes politiques.
Enfin, car la protection naturelle est l’affaire de tous, il est important de favoriser la participation et l’action collective. Pour se faire, il suffit de proposer des gestes concrets et accessibles, comme par exemple sensibiliser au recyclage des déchets. Les dynamiques de groupe deviennent ainsi un véritable moteur d’engagement, dont l’échelle grandit de jour en jour.
Les acteurs et leurs canaux qui font la différence
Plusieurs formes de médias peuvent réellement faire la différence :
Vers une communication environnementale responsable et durable
Enfin, malgré les discours alarmistes qui inondent nos fils d’actualité, il est important de sortir de la communication de crise. Pour donner plus d’impact à nos discours, il est important de co-construire les messages que l’on transmet avec les communautés concernées, mais surtout de ne pas manipuler ni faire culpabiliser les masses. Il n’est pas trop tard, mais il faut agir maintenant pour la planète.


